La FSU-SNUipp appelle, dans le cadre de l’intersyndicale, à une journée de mobilisation le mardi 9 juin pour que les AESH bénéficient d’un vrai statut. Et lance dans le même temps une vaste consultation. La FSU avec l’intersyndicale ( FSU, CGT Educ, SUD Educ, CFDT Education, SE UNSA, SNALC) appelle à un rassemblement devant la DSDEN ( 1 rue Wilson à METZ) le mardi 9 juin à 12H

Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales.

Mais ce premier groupe de travail, qui s’est tenu le mercredi 20 mai, a tourné à la « douche froide » pour les représentant·es des organisations syndicales.
L’hypothèse mise sur la table par le gouvernement serait de ne titulariser qu’un cinquième des effectifs !
Sur les quelques 140 000 AESH, le ministère envisage de n’intégrer que 20 % d’entre elles·eux dans la fonction publique, en ciblant plus spécifiquement les AESH référent·es.
Cela ne résoudra aucunement la précarité des AESH et risque de pousser un certain nombre d’AESH à
quitter leur poste. De plus, cette hypothèse ne correspond ni à la réalité des besoins sur le terrain, ni aux exigences d’une école réellement inclusive.

La question du temps de travail cristallise aussi les tensions.
Face à la proposition du ministre de travailler au-delà des 24 heures hebdomadaires actuelles, qui
impliquerait d’intervenir pendant les vacances scolaires, la réponse du terrain est sans équivoque : « On ne veut pas travailler plus que 24 heures. Le ministère ne veut pas entendre la pénibilité du métier. Une semaine à 24h, c’est une charge mentale conséquente ! ».

L’accompagnement des élèves en situation de handicap est une mission essentielle, pérenne et indispensable du service public d’éducation. Il ne peut être assuré par des personnels maintenus dans la précarité, sous-payés et privés de véritables perspectives professionnelles.