
La loi de financementde la Sécurité Sociale remet gravement en cause le droit à la santé pour toutes et tous.Face à ses conséquence les retraité·es poursuivent l’interpellation du gouvernement et exigent des réponses concrètes. L’accès à des soins de qualité et égaux reste profondément dégradé
Six millions de personnes sont sans médecin traitant, les déserts médicaux s’étendent, les dépassements d’honoraires augmentent et les forfaits hospitaliers viennent encore d’être relevés.
Les complémentaires santé explosent, poussant un tiers de la population à renoncer aux soins. Les urgences sont saturées, des hôpitaux de proximité ferment ou réduisent leurs activités, et de nombreux territoires restent privés de soins palliatifs.
Parallèlement, le secteur privé lucratif se développe sur les activités rentables.
Les politiques publiques en faveur du grand âge et de l’autonomie sont sans cesse reportées.
Les Ehpad publics et associatifs, comme les services d’aide à domicile, sont en grande difficulté financière et humaine. Les projets de désengagement de l’État accentueront encore les inégalités territoriales.
la santé et la Sécurité Sociale concernent l’ensemble de la population, actifs comme retraité·es.
Les mobilisations passées ont permis d’empêcher certaines mesures régressives prévues dans le budget 2026, mais le gouvernement poursuit ses attaques contre le droit à la santé.
Les retraité·es exigent :
– un accès égal aux soins partout sur le territoire
– des moyens renforcés pour l’hôpital public et le médico-social non lucratif
– un Service Public de santé de proximité, avec des centres de santé pluriprofessionnels salariés
– une prise en charge solidaire de la perte d’autonomie par la Sécurité Sociale
– une Sécurité Sociale couvrant à 100 % les soins prescrits, gérée démocratiquement.
Les retraité·es prennent la parole et se mobilisent !
La CGT, la FSU, Solidaires et la FGR appellent les retraité·es à se mobiliser lors des manifestations organisées partout en France. Dans un climat qui favorise la peur et l’abandon, exprimer ses besoins est essentiel pour les retraité·es.
Pensions et retraites doivent être revalorisées
Les augmentations des retraites de base (0,9 % en 2026) et des retraites complémentaires (0 %) ne suffisent pas. En réalité, 60 % des retraité·es touchent moins que le Smic, et 30 % vivent avec moins de 1.000 €, dont 74 % de femmes.
Le Medef propose une augmentation de l’Agirc-Arrco pour 2027 en échange d’une réduction de 1 milliard pour les indemnités de chômage. Cela impliquerait des coupes inacceptables.
Le gouvernement continue de planifier des économies sur le dos des retraité·es, avec un gel des pensions et des augmentations de la CSG.
Les organisations du Groupe des 9 réclament une revalorisation immédiate de 10 % pour toutes les pensions et une augmentation des minimas de pensions.
Sécurité Sociale et système de santé: une situation préoccupante!
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 ne répond pas aux besoins de santé, avec une augmentation insuffisante de 3 %. Cela pourrait entraîner des suppressions de lits et de postes dans les hôpitaux.
Nos organisations de retraité·es exigent un budget adéquat pour garantir l’accès aux soins, surtout face au vieillissement de la population.
Les Services Publics en danger !
De nombreux retraité·es se mobilisent pour défendre l’accès aux Services Publics, notamment dans la santé, l’action sociale et les transports. Il est crucial de maintenir des guichets physiques pour un accès équitable.
Les retraité·es continuent de se battre pour défendre leurs droits leur mobilisation est essentielle pour garantir un accès équitable à la santé et à des pensions dignes.
MOSELLE